Ici, je dépose des mots
comme je respire.
Des fragments de corps,
de vie, de doutes,
de passages.
Si tu te reconnais en lisant,
c’est que cet espace est aussi pour toi.
Il y a des jours où je ne cherche plus à comprendre.
Je me contente d’être là.
Sentir mes pieds sur le sol.
Le souffle qui va et vient.
Le corps qui sait, même quand la tête hésite.
Je n’ai rien à régler aujourd’hui.
Juste à habiter ce qui est là.
Et c’est déjà beaucoup.
Je remarque à quel point mon corps parle avant moi.
La fatigue.
La tension.
Ou au contraire, ce relâchement soudain quand je m’autorise à ralentir.
Pendant longtemps, je n’ai pas écouté.
Aujourd’hui, j’essaie autre chose :
laisser de l’espace.
Un peu plus de douceur.
Un peu moins d’exigence.
Le corps n’est pas un problème à résoudre.
C’est un lieu où revenir.
Je n’avance plus par grands élans.
Je marche par petits pas.
Un souffle conscient.
Un mouvement lent.
Un non posé sans me justifier.
Un oui murmuré à ce qui me fait du bien.
Ce sont ces gestes simples
qui transforment doucement la vie.
Sans bruit.
Sans effort.